Ukraine : des pourparlers sans l’agresseur… qu’est-ce que ça vaut vraiment ?

Ukraine : des pourparlers sans l’agresseur… qu’est-ce que ça vaut vraiment ?

Les chancelleries parlent de progrès, les diplomates évoquent des détails « sensibles mais pas insurmontables ». Pourtant, à Kyiv, les missiles frappent, les familles s’abritent dans le métro, et les réseaux s’effondrent. Que vaut une paix négociée quand l’agresseur bombarde au même moment ?
Une paix sans l’agresseur : négociation… ou illusion ?

1. La paix discutée pendant que la guerre s’intensifie

La scène diplomatique semble irréelle : des pourparlers à Genève, des rencontres « secrètes » à Abou Dabi, des déclarations d’optimisme à Paris et à Washington. Pendant ce temps, la Russie lance 486 drones et missiles sur l’Ukraine en une seule nuit, dont 452 sont interceptés — trop tard pour éviter les morts et les incendies.

L’Ukraine réplique par près de 250 drones, tandis que Moscou continue de grappiller des villages sur le front Est. Et au milieu de cette escalade, Kyiv est pressée de répondre au « plan Trump », déjà perçu comme un cadeau fait à Moscou.

On assiste à une scène absurde : on négocie la paix au sommet, mais la guerre accélère au sol.

2. Une paix négociée… par les empires, pas par les peuples

Le point aveugle est total : ce ne sont pas l’Ukraine et la Russie qui négocient la fin de la guerre. Ce sont les États-Unis et la Russie — deux puissances impériales qui ne partagent pas les mêmes intérêts, mais partagent la même vision du monde : zones d’influence, frontières négociables, Realpolitik glaciale.

L’Ukraine siège à la table, mais ce sont les empires qui écrivent le menu.

« Dans une guerre, c’est presque toujours le plus fort qui gagne. Mais quand le plus fort se trouve du côté de l’agresseur, ce n’est plus une victoire : c’est une défaite pour le monde entier. »

Washington ne veut pas une victoire ukrainienne. Washington veut un équilibre contrôlé, prévisible, compatible avec ses intérêts globaux. Et dans cette équation, l’Ukraine devient moins un sujet qu’un territoire à stabiliser — le temps de passer au dossier suivant.

3. Les questions que les autres n’osent pas poser

Peut-on négocier la paix sous les bombes ?

Appeler cela des « discussions » alors que 486 missiles tombent dans la même nuit relève de l’hypocrisie diplomatique. On ne négocie pas : on subit un rapport de force.

Le plan Trump : paix ou capitulation maquillées ?

Tout indique que ce plan vise surtout à réduire les coûts américains, éviter un effondrement russe, et geler le conflit selon des frontières imposées. Une paix sur mesure… pour les empires.

L’Europe a-t-elle encore un rôle réel ?

Elle propose, Washington valide. Elle déclare, Moscou ignore. Elle veut peser, mais dépend militairement des États-Unis. L’Europe commente, mais ne décide plus.

Une paix sans justice peut-elle tenir ?

Si l’on ne traite ni l’impérialisme russe, ni les territoires annexés, ni la sécurité énergétique de l’Ukraine, ni la militarisation de la frontière Est, cette « paix » ne sera qu’un armistice en sursis.

Peut-on faire confiance à un agresseur qui bombarde tout en négociant ?

La réponse est simple : non. Et pourtant, les plans actuels reposent exactement sur cette illusion.

4. Le cœur du problème : la fatigue des peuples, pas celle des empires

Si les discussions s’accélèrent, ce n’est pas parce que la paix approche. C’est parce que les gouvernements occidentaux sont fatigués. L’Ukraine s’épuise, l’Europe craint l’hiver, les États-Unis veulent stabiliser le dossier avant la prochaine crise globale.

La paix qui se dessine n’est pas celle que mérite l’Ukraine. C’est celle que veulent les empires.

5. Conclusion — La seule question qui compte

Une paix réelle ne peut être : – ni imposée par ceux qui n’habitent pas les ruines, – ni dictée par des empires, – ni fondée sur la menace, – ni négociée sous les missiles.

La seule question qui mérite d’être posée est aussi la plus simple :

👉 Cette paix protège-t-elle les humains qui devront vivre avec elle ?

À ce jour, rien ne prouve que ce soit le cas.

Édito JP&GP – Analyse numaine

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